La cathédrale de Metz – la lanterne du Bon Dieu

Dans la vidéo en fin de page, découvrez les passages secrets de la cathédrale de Metz. Cette vidéo a été réalisée grâce à la participation notamment de Metz Métropole, de la DRAC et du Centre des Monuments Nationaux. 

La cathédrale de Metz – Le monument

Comme un certain nombre de monuments messins (palais de justice, Porte des Allemands, ancienne gare, palais du gouverneur, temple de garnison…), l’édifice est construit en pierre de Jaumont. Il s’agit d’une belle pierre dorée, calcaire, donc assez facile à travailler. Ce matériau est extrait de carrières situées à environ 20 kms au Nord-ouest de Metz, sur les communes de Saint-Privat-la-Montagne, Montois-la-Montagne, Malancourt-la-Montagne, Moyeuvre-Grande et Roncourt. Les voûtes ont été élevées par Pierre Perrat, qui lui aussi, a une rue à son nom à Metz, située à proximité de l’ancienne gare. La nef compte huit travées. Les fenêtres hautes comptent dix neuf mètres de hauteur.

La cathédrale Saint Etienne de Metz domine quasiment toute la ville depuis les hauteurs de la colline Sainte-Croix. Avec une hauteur de près de 95 m au sommet de la flèche posée sur la tour de la Mutte, c’est sans conteste la construction la plus haute de Metz. Avec une nef qui culmine à 42 m, c’est la 3ème cathédrale la plus élevée de France. Elle détient le record national de la cathédrale comptant la plus grande surface de vitraux, soit la bagatelle de 6 500 m². Ses vitraux sont signés Marc Chagall. Pour cette raison elle est souvent appelée « lanterne du Bon Dieu » ou encore « lanterne de Dieu ». La ville de Metz a demandé son classement à l’UNESCO (voir la vidéo ci-dessous).

Metz royale et impériale – Candidature à l’UNESCO

Ses origines remontent jusqu’à un sanctuaire du 5ème siècle, ou plus exactement un oratoire, déjà dédié à Saint Etienne (« Oratorium beati Stephani »). Au dixième siècle, elle devient une basilique romane. A l’heure actuelle, elle s’offre au regard comme au treizième siècle (avec divers réaménagements jusqu’au quinzième. Depuis, seule la reconstruction au dix huitième d’un portail de style néoclassique (du à Jacques François Blondel qui a « sa » rue tout près de là) va intervenir. Ce portail sera lui-même « revisité » au dix neuvième siècle « allemand », pour reprendre un style néo-gothique.  Sa taille, modeste à l’origine, va s’agrandir significativement, lorsque Metz devient la capitale de l’Austrasie. Une de ses particularités, la tour de la Mutte, construite par la ville et qui se situe presque au milieu de la longueur de la nef. Cette particularité s’explique aisément par le fait qu’en réalité la cathédrale est issue de deux églises séparées par un mur commun qui a été abattu. Les sols n’étant pas au même niveau, les piliers des premières travées de l’église Notre Dame sont partiellement recouverts.

La tour de la Mutte (450 marches…) à elle seule mérite quelque temps d’arrêt. Déjà de par sa hauteur, près de 90 mètres… Elle sert de beffroi municipal jusqu’à la fin du quatorzième siècle. Son rôle, avertir la population. La Mutte, avec un poids de onze tonnes et un diamètre de 2,32 m a été refondue 8 fois, suite à des fêlures diverses. Elle a sonné à la volée pour la dernière fois en 1918 pour célébrer la victoire française. Compte tenu de son poids et des ondes de choc engendrées ce type d’utilisation n’est plus en usage depuis. Ceci est d’autant plus d’actualité que, dans un passé récent, il a fallu intervenir sur la maçonnerie et la charpente pour stabiliser l’ensemble (entre 2010 et 2015). Elle voisine avec des consœurs plus petites, la cloche de Turmel (cinquante kilos) et le tocsin (mille cinq cents kilos).
On ne peut dissocier l’histoire de la cathédrale, de celle de la ville de Metz et de la légende du Graoully. On trouve d’ailleurs un effigie du dragon située sous le chœur, dans la crypte. Le Graoully, à l’apparence d’un dragon, aurait dévasté la ville de Metz, jusqu’à ce qu’il en fut chassé par Saint-Clément, premier Evêque de Metz au troisième siècle. Sa représentation figure aujourd’hui sur les maillots du Football Club de Metz, mais également sur les blasons du Rugby Club de Metz Moselle et du Hockey Club de Metz, de l’École nationale d’ingénieurs de Metz et du lycée Louis Vincent.
La crypte était initialement le lieu de sépulture des évêques. Aujourd’hui, la crypte se visite pour ses nombreuses sculptures (dont celle du Graoully cité précédemment). Elle renferme des éléments romans de la cathédrale, ainsi que des maquettes d’autres cathédrales bâties en France. Le trésor, quant à lui, présente de superbes pièces, dont la chape de Charlemagne, l’anneau de Saint Arnoul. 

Le monument est incontestablement et profondément de style gothique. Et pourtant, y voisinent les vitraux contemporains de Chagal et des éléments très anciens, romains et mérovingiens (la cuve de baptême).
Parmi les maîtres verriers, on retiendra notamment : Hermann de Münster (le premier « peintre verrier » cité dans les archives du chapitre de la cathédrale de Metz), Thiébault de Lixheim (moine et peintre verrier), Valentin Bousch (l’auteur de la grande verrière où sont représentés 14 évêques de Metz), Jacques Villon, Marc Chagall, sans doute l’un des plus connus du grand public.

Liens vers le site officiel et vers quelques diaporamas publiés sur ce site autour de la cathédrale de Metz

Sur le site officiel de la cathédrale – http://cathedrale-metz.fr – vous trouverez les horaires de visites (classiques ou thématiques), de la cathédrale, du Trésor, de la Crypte, des offices et d’autres renseignements, l’oeuvre, etc… .

Ci-après, un diaporama de Jean-Marie Clausse publié en janvier dernier sur la cathédrale de Metz : http://famille3.morhain.net/2018/01/jean-marie/la-cathedrale-saint-etienne-de-metz-moselle/

Voir aussi, sur le même thème : http://famille3.morhain.net/2018/01/vos-diaporamas/la-cathedrale-de-la-nativite-de-la-sainte-vierge-de-milan-duomo-di-milano/
ou encore : http://famille3.morhain.net/2018/03/jean-marie/saint-trivier-de-courtes-ain/

 

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Cette année, Saint Etienne fête ses huit cents ans

Paragraphe en cours de construction

Vous pouvez retrouver ci-dessous une vidéo

800 ans – La cathédrale de Metz et ses légendes.

 

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